ad

Gaz vaginaux : un phénomène fréquent et méconnu

Dernière mise à jour: février 2020 | 13239 visites
123m-koppel-bed-23-12-19.jpg

news L’émission de gaz par le vagin concerne une proportion importante de femmes, notamment pendant le rapport sexuel. Comment expliquer ce phénomène ?

Une équipe française (Sorbonne Université) a passé en revue la littérature médicale consacrée à ce sujet. Elle a recensé quelque 400 articles « possiblement » associés aux gaz vaginaux (en fonction d’une série de mots-clés). Le gaz vaginal se traduit par l’émission ou l’expulsion d’air par le vagin, provoquant un bruit caractéristique semblable à celui d’un vent intestinal. Il se produit le plus souvent au cours de l’exercice physique, mais aussi lors d’un rapport sexuel. Le phénomène est assez fréquent, puisqu’on estime qu’environ 20% des femmes sont concernées (à des degrés divers).

Les mécanismes sont mal élucidés, expliquent les chercheurs. Ils témoignent probablement d’une hyperlaxité vaginale (élasticité excessive des tissus), secondaire à une défaillance musculaire du plancher pelvien. La grossesse et l’accouchement constituent des causes fréquentes. Les gaz vaginaux peuvent altérer la fonction sexuelle de la femme, mais pas forcément celle du partenaire.

Les obturateurs vaginaux, comme les tampons et les pessaires, sont les recours les plus fréquemment proposés, sachant qu’ils sont évidemment impossibles à utiliser pendant une relation sexuelle vaginale, alors qu’ils ne constituent pas une « vraie » solution. Les auteurs indiquent que les résultats de certains traitements par lasers vaginaux semblent prometteurs, alors que la chirurgie peut être envisagée. La rééducation périnéale, destinée à renforcer les muscles du plancher pelvien, s’inscrit comme une option importante pour les femmes demandeuses d’une prise en charge.

Voir aussi l'article : Vaginisme : que faire contre le « blocage » du vagin ?

Source: Progrès en Urologie (www.journals.elsevier.com/p)
publié le : 10/02/2020 , mis à jour le 09/02/2020
ad
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci