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Graisse : il vaut mieux aux fesses et aux cuisses qu’au ventre

Dernière mise à jour: juillet 2020 | 5914 visites
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news Le concept de silhouette « pomme » ou « poire » est un peu tombé en désuétude. Pourtant, il illustre clairement la différence de risque de diabète et de maladie cardiovasculaire en fonction de la répartition de la graisse corporelle, fesses, cuisses ou ventre.

Pour faire court, pomme = graisse plutôt localisée au ventre et poire = graisse plutôt aux hanches, aux fesses et aux cuisses. Une équipe allemande (université de Tübingen) a réalisé une synthèse des études réalisées à ce jour sur cette répartition de la masse grasse et le risque de diabète et de maladie cardiovasculaire, sachant que « pour une quantité équivalente de graisse corporelle, on observe une grande variabilité du risque cardiométabolique ».

Mince mais à risque quand même


Par exemple, et de manière inattendue, certaines morphologies considérées comme minces, voire maigres, présentent un risque similaire à celui observé chez une proportion importante des personnes obèses. En fait, dans ce cas, l’élément crucial renvoie à la graisse viscérale, ou graisse abdominale, c’est-à-dire celle qui recouvre les organes internes de l’abdomen. Cette graisse est bien plus dangereuse pour la santé que la graisse sous-cutanée, située sous la peau.

Mais comme rien n'est simple, les chercheurs font état de travaux qui soutiennent la théorie qu’une faible quantité de graisse sous-cutanée dans le bas du corps (sous la taille : hanches, fesses, cuisses…) peut représenter un déterminant du risque cardiométabolique aussi important qu’une quantité importante de graisse abdominale. Ils parlent d’une « altération de la capacité de l’organisme à répartir la graisse sous-cutanée vers la partie inférieure du corps ». Bien entendu, « trop de graisse partout » n’est pas sain non plus.

Ce que suggèrent les auteurs, c’est qu’au-delà de l’indice de masse corporelle (IMC) et du périmètre abdominal comme paramètres du risque cardiométabolique, il est utile de tenir compte de la répartition des graisses, et du rapport entre celles situées au-dessus et en dessous de la taille.

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Voir aussi l'article : Graisse et sucre : la qualité compte autant que la quantité

Source: The Lancet Diabetes & Endocrinology (www.thelancet.com/journals/)
publié le : 17/07/2020 , mis à jour le 16/07/2020
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