ad

Odorat, goût, ouïe... : quel lien avec le risque de démence ?

Dernière mise à jour: septembre 2020 | 4969 visites
123m-bloemen-neus-22-9-20.jpg

news Odorat, goût, ouïe... : dans quelle mesure la perte sensorielle, isolée (un sens) ou cumulée (plusieurs), peut-elle être considérée comme un indicateur du risque de démence, dont la maladie d’Alzheimer ?

Cette piste a déjà été explorée, en particulier concernant l’odorat. A son tour, une équipe américaine (université de Californie) a examiné le sujet lors du suivi pendant de longues années de quelque 2000 seniors et personnes âgées, en bonne santé mentale au début. Tous les deux ans, des tests ont évalué leurs fonctions sensorielles - odorat, vue, ouïe, goût et toucher -, ce qui a permis d’établir un score particulier (pour chaque sens) et un score global.

Le résultat montre qu’un score sensoriel global qui se dégrade fortement expose à un risque multiplié par deux de développer une démence, dont la maladie d'Alzheimer, alors qu’un score moyen se traduit aussi par une hausse du risque (x 1,5). De manière isolée, la perte d’odorat constitue l’indicateur le plus puissant du développement possible d’une démence, sans doute parce que les deux processus partagent des points communs.

Le « poids » des autres sens est plus faible, et leur place dans le risque de démence renverrait davantage à des phénomènes psychosociaux, en particulier pour l’ouïe et la vue, dont la baisse à un âge avancé peut induire un isolement préjudiciable à la santé cognitive. En tout cas, le diagnostic d’un net déclin sensoriel, d’autant plus s’il est cumulé, pourrait permettre d’identifier des personnes à haut risque de démence, et ainsi de les prendre en charge de manière précoce.

Voir aussi l'article : Quels sont les facteurs de risque de démence ?

Source: Azlheimer’s & Dementia (https://alz-journals.online) via Sciences et Avenir (www.sciencesetavenir.fr)
publié le : 28/09/2020 , mis à jour le 27/09/2020
ad
pub