L’hépatite B

Dernière mise à jour: mars 2011 | 10523 visites

dossier Il existe divers formes d’hépatite : A, B, C,…et même trois formes moins connues : D, E, F.
Dans ce dossier, nous nous concentrerons essentiellement sur l’hépatite B pour laquelle la prévention est une règle capitale. Notez que les nourrissons et les enfants de 11-12 ans peuvent chez nous se faire vacciner gratuitement.

Contamination hep B

L’hépatite B est une maladie grave causée par un virus, le HBV qui est transmis soit, via des relations sexuelles à risques soit, via le sang (le plus souvent via des transfusions sanguines, la drogue ou lors d’interventions chirurgicales…). Dans notre pays, les relations sexuelles à risques, non-protégées sont des causes importantes de la transmission de l’hépatite B qui fait d’ailleurs partie – au même titre que le virus VIH – des MST (maladies sexuellement transmissibles). Cette transmission touche essentiellement les ados et les jeunes adultes.

• Les transfusions sanguines en Belgique ne représentent plus ou peu une source de contamination vu que tous les donneurs sont contrôlés mais ce n’est pas le cas dans tous les pays, loin de là !
• Lors d’échanges de seringues entre drogués, il existe un risque considérable de transmission du virus. En effet, le virus se propage rapidement via le sang d’un individu chez un autre.
• On a observé des risques de contamination via de petites lésions, plaies, piqûres mais aussi via les brosses à dents, rasoirs et même via la bouche et la salive. Ce mode de contagion est important chez les enfants, les personnes qui vivent sous le même toit que des individus infectés ou porteurs du virus, le personnels et les résidents d’institutions spécialisées comme par exemple des structures d’accueils pour drogués, malades mentaux, handicapés ou encore au sein des familles qui ont adopté un enfant en provenance d’un pays où l’hépatite est endémique.
• La contamination est élevée auprès du personnel médical et soignant mais aussi pour les laborantins lorsqu’ils sont contaminés via une petite blessure anodine.
• Il ne faut pas sous-estimer le danger d’une intervention chirurgicale ou encore des tatouages, piercings, trous dans les oreilles pour des boucles d’oreille qui se déroulent sans désinfection dans des endroits dépourvus d’hygiène.
Enfin, notez que le bébé d’une mère porteuse du virus de l’hépatite B devra subir un traitement adapté dès la naissance afin d’éviter qu’il ne développe lui-même cette affection !

Une inflammation du foie

L’hépatite B est souvent assimilée à une inflammation du foie. C’est assez caractéristique. Sachez que les premiers symptômes n’apparaissent qu’environ 75 jours après la contamination ! C’est la raison pour laquelle les circonstances précises de contamination ou les causes de transmission sont difficiles à canaliser, cerner. Et encore, les premiers signes de la maladie sont bien souvent atypiques. On confondra souvent avec une simple affection virale ou une grippe et on passera très souvent à côté de la maladie. Ce n’est seulement qu’après une période de 2 à 6 semaines de maladie avec une fatigue intense que le patient consultera le médecin traitant qui sera amené à procéder à des examens approfondis dont une analyse sanguine.

• Dans 1% des cas, l’hépatite B évolue de façon fulgurante voire fulminate rendant le foie totalement incapable d’assurer les diverses fonctions qu’il doit normalement effectuer. Le patient tombera très vite dans le coma. Dans ce cas tragique, seule une transplantation du foie pourra sauver le patient !
De nombreuses personnes semblent guéries mais ce n’est pas vrai. Auprès environ de 10% des victimes du virus de l’hépatite B, on observe une hépatite B chronique ce qui signifie que les patients en souffriront à vie. Ils courent le risque de développer une cirrhose du foie ou un cancer du foie. De plus, ils restent plus que jamais contagieux pour leur entourage et surtout également lors de leurs rapports sexuels sans préservatif.

Rien qu’en Belgique, pas moins de 70.000 personnes seraient des porteurs chroniques du virus de l’hépatite B. Chaque année, on recense quelque 2.000 nouveaux cas et ce, malgré les mesures de prévention.
• Les risques spécifiques de contamination chez le jeune enfant, l’ado et l’adulte ne sont pas à sous-estimer. Des études ont démontré en Belgique presque 4% des adultes (18-29 ans) et que 2% des enfants entre 5 et 9 ans ont un jour été infectés par l’hépatite B.
• Pour rappel, l’hépatite B est une Maladie Sexuellement Transmissible (MST) qui est très contagieuse. Seuls des rapports sexuels avec préservatif permettent d’éviter la propagation sexuelle de ce virus. Le problème réside dans le fait que les personnes ignorent trop souvent qu’elles sont porteuses du virus et qu’elles représentent donc un énorme risque de contamination.

Se protéger de l’hépatite B

La prévention est, et reste la meilleure arme ! Dès que la maladie a été établie, il existe un arsenal thérapeutique. Comme il s’agit d’un virus, les antibiotiques sont totalement inutiles.

La prévention en première instance passe par le respect des autres et le bon sens. Il convient de faire des tatouages, des piercings dans des endroits qui respectent scrupuleusement les règles élémentaires d’hygiène et de désinfection. Pas de relations sexuelles non protégées donc sans préservatif. Pas d’échanges de seringues pour les drogués.

• La meilleure protection contre l’hépatite B reste la vaccination. Plus d’un milliard de personnes ont été à ce jour vaccinés contre l’hépatite B de par le monde mais ce n’est pas assez. On dénombre 2 milliards de personnes infectées dont environ 350 millions de personnes souffrant d’hépatite B chronique. C’est la raison pour laquelle, l’OMS a préconisé la vaccination contre l’hépatite B à l’échelle mondiale.

• Le vaccin contre l’hépatite B est très efficace et est vivement recommandé aux personnes à risques de par leur mode de vie mais aussi en fonction des destinations de voyages choisies : pays exotiques, Russie, Moyen-Orient, Asie, le sud du Sahara et une partie de l’Afrique.

Vaccination conte l’hépatite B

En Belgique, le vaccin est recommandé depuis 1996 auprès de tous les nourrissons et des enfants de 11-12 ans. L’un des objectifs de cette vaccination massive est d’offrir une protection efficace mais on souhaite ainsi à long terme éradiquer la maladie. Afin d’offrir une protection efficace et totale, il convient de répéter l’opération de vaccination à trois reprises : trois doses. La vaccination des nourrissons a pour objectif d’éviter la contamination massive des générations futures avec le fait que les nourrissons sont plus facilement vaccinables que les adolescents.

La généralisation de la vaccination devrait diminuer les risques de contamination chez les enfants de 11-12 ans. En attendant, il est essentiel de continuer à vacciner pendant encore 10 ans les enfants qui se trouvent dans cette tranche d’âge.
C’est la seule stratégie qui permettrait de limiter l’incidence de la contamination du virus de l’hépatite B.
Pour les enfants qui ont plus de 12 ans, la vaccination se fera au cas par cas.

Les effets secondaires de la vaccination anti-hépatite B

On peut ressentir une légère douleur localisée au point où l’injection a été faite. Sinon, on dénombre peu de réactions malgré le fait que des rumeurs négatives circulent en la matière comme par exemple des informations qui affirmaient que cette vaccination entraînerait une sclérose en plaques. Des spécialistes en la matière ont pourtant démontré que le vaccin était sûr. C’est ainsi que les experts de l’OMS ont encore récemment déclaré que des données scientifiques disponibles ne démontraient aucun lien de causes à effets entre la vaccination contre l’hépatite B et des maladies du système nerveux central comme la sclérose en plaques.

Il en va de même pour les autorités belges qui lors de ces rumeurs avaient pris toutes les mesures de précaution d’usage et qui sont désormais arrivées à la conclusion que le vaccin de l’hépatite B est efficace et fiable, sans risques.

Les jeunes avec un risque accru de développer l’hépatite B

• Plusieurs partenaires sexuels,
• Utilisation de drogues (intraveineuse),
• Les homosexuels hommes,
• Les jeunes qui ont des relations sexuelles ou des contacts familiaux au quotidien avec quelqu’un de leur entourage qui est porteur du HVB,
• Les jeunes qui dans leur vie professionnelle entrent en contact avec du sang,
• Les patients sous dialyse,
• Les résidents d’institutions pour handicapés mentaux,
• Les jeunes qui reçoivent des facteurs de coagulation,
• Ceux qui séjournent plus de 6 mois dans un pays considéré comme zone à risque et dans lequel 70 à 90% de la population a un jour été en contact avec un porteur HBV.

www.hepatites-info-service.org
www.soshepatites.org
www.chacasbl.be


publié le : 06/01/2011 , mis à jour le 18/03/2011
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