Augmenter le nombre de spermatozoïdes : 11 conseils et remèdes naturels

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Poids, tabac, alimentation, chaleur, sommeil… Peut-on augmenter naturellement le nombre de ses spermatozoïdes ? Oui, dans une certaine mesure. Sans garantir de résultat, quelques changements d'habitudes peuvent améliorer la qualité du sperme, et parfois sa concentration. Il faut compter environ trois mois pour en voir les effets, le temps de fabriquer de nouveaux spermatozoïdes. Voici 11 conseils pour mettre toutes les chances de votre côté.

Quelles sont les causes d’une diminution du nombre de spermatozoïdes ?

La concentration de spermatozoïdes aurait diminué de moitié en 50 ans chez les hommes des pays industrialisés. Plusieurs facteurs peuvent perturber leur production ou leur fonctionnement :

  • le surpoids et l'obésité, qui dérèglent l'équilibre hormonal,
  • le tabac, l'alcool et une alimentation déséquilibrée, qui favorisent le stress oxydatif,
  • une chaleur excessive au niveau des testicules,
  • certaines expositions professionnelles importantes de substances comme les pesticides, les solvants, les métaux lourds,
  • certaines maladies : troubles hormonaux, anomalies des testicules, infections.

Une baisse de la qualité du sperme peut aussi refléter d'autres problèmes de santé : c'est un signal à prendre au sérieux.

11 conseils et remèdes naturels pour augmenter le nombre de spermatozoïdes

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1. Retrouver un poids sain

Le surpoids, en particulier l'excès de graisse abdominale, perturbe les hormones et peut faire baisser la testostérone. Perdre du poids améliore souvent le profil hormonal et, chez certains hommes, les paramètres du sperme.

  • Visez une perte de poids progressive, sans régime draconien.
  • Associez une alimentation équilibrée à une activité physique régulière.
  • Faites-vous accompagner par votre médecin ou un diététicien si nécessaire.

2. Pratiquer une activité physique régulière

Bouger aide à garder un poids sain, améliore la santé métabolique et favorise l'équilibre hormonal. Plusieurs études associent une activité régulière à un sperme de meilleure qualité.

  • Visez au moins 150 minutes d'activité modérée par semaine : marche rapide, vélo, natation…
  • Ajoutez du renforcement musculaire deux jours par semaine.
  • Inutile de viser la performance : un entraînement excessif, surtout s'il s'accompagne d'une alimentation insuffisante ou de produits dopants, peut au contraire nuire à la fertilité.

Voir aussi l'article : Syndrome de surentraînement : symptômes et conséquence d’un excès de sport

3. Arrêter de fumer, y compris le vapotage

Le tabac est associé à des spermatozoïdes moins nombreux, moins mobiles et plus souvent anormaux, ainsi qu'à des dommages de leur ADN. Les effets du vapotage sur la fertilité sont encore peu étudiés : par prudence, mieux vaut viser l'arrêt de la nicotine.

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  • Évitez aussi l'exposition à la fumée des autres.

4. Réduire l'alcool et arrêter le cannabis

Une consommation régulière d'alcool peut perturber la production d'hormones et la fabrication des spermatozoïdes. Le cannabis est lui aussi associé à un sperme de moins bonne qualité.

  • Pendant le projet de grossesse, réduisez l'alcool au maximum : moins on en boit, mieux c'est.
  • Évitez le cannabis et les autres drogues.
  • N'hésitez pas à demander de l'aide si vous avez du mal à réduire votre consommation.

5. Éviter la testostérone et les stéroïdes anabolisants

C'est un point méconnu, mais essentiel : prendre de la testostérone peut fortement réduire, voire stopper temporairement, la production de spermatozoïdes. Apportée de l'extérieur, elle freine les signaux hormonaux qui stimulent normalement les testicules. Les stéroïdes anabolisants utilisés en musculation ont le même effet.

  • N'en prenez jamais sans indication médicale, en particulier pour améliorer vos performances physiques.
  • Méfiez-vous des « boosters de testostérone » vendus en ligne, dont la composition n'est pas toujours fiable.
  • Si vous suivez un traitement à base de testostérone et souhaitez avoir un enfant, parlez-en à votre médecin, sans l'arrêter de vous-même.

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Être assis sur un siège de voiture chauffant pendant 30 minutes, augmenterait la température du scrotum de 0,6 °C en moyenne.

6. Garder les testicules au frais

La fabrication des spermatozoïdes est sensible à la chaleur. La température idéale pour produire des spermatozoïdes sains est d’environ 35 - 36 °, ce qui est inférieur à la température interne du corps (environ 37 °C). Cela explique pourquoi les testicules sont situés à l’extérieur du corps.  

Des expositions fréquentes à une forte chaleur, comme le sauna, les bains très chauds, ou encore les sièges chauffants peuvent la perturber temporairement.

  • Pendant le projet bébé, limitez sauna, hammam, jacuzzi et bains très chauds.
  • Par précaution, évitez de poser votre ordinateur portable sur les genoux et préférez des sous-vêtements amples.
  • Si vous restez longtemps assis, levez-vous régulièrement.
  • Évitez l'utilisation prolongée des sièges chauffants, en particulier pendant les longs trajets.

Voir aussi l'article : Sièges chauffants en voiture : un danger pour le sperme ?

7. Adopter une alimentation de type méditerranéen 

Une alimentation riche en légumes, fruits, légumineuses, céréales complètes, poisson, fruits à coque et huile d'olive est associée à des spermatozoïdes plus nombreux et plus mobiles. À l'inverse, mieux vaut limiter la charcuterie, les produits ultra-transformés et les boissons sucrées.

Découvrez notre dossier : Fertilité : que manger pour augmenter la qualité des spermatozoïdes ?

Voir aussi l'article : Qualité du sperme et fertilité : et si vous mangiez des noix ou des noisettes ?

8. Dormir suffisamment

La testostérone, indispensable à la fabrication des spermatozoïdes, est en grande partie produite pendant le sommeil. Un sommeil trop court ou irrégulier est associé à un sperme de moins bonne qualité.

  • Visez 7 à 9 heures de sommeil par nuit.
  • Gardez des horaires de coucher et de lever réguliers.
  • Limitez les écrans et les excitants en fin de journée.
  • En cas de ronflements importants, de pauses respiratoires la nuit ou de fatigue persistante, consultez votre médecin : une apnée du sommeil peut être en cause.

9. Mieux gérer le stress chronique

Le stress prolongé augmente la production de cortisol, une hormone qui freine celle de la testostérone. Il est aussi associé à des spermatozoïdes moins nombreux et moins mobiles.

  • Trouvez une activité qui vous aide à décompresser : sport, marche, yoga…
  • Essayez des techniques de relaxation, comme la respiration ou la méditation.
  • Préservez des moments de repos.
  • Si le stress devient envahissant, parlez-en à votre médecin.

10. Limiter l'exposition aux polluants

Certains pesticides, solvants, métaux lourds et perturbateurs endocriniens peuvent nuire à la fertilité, selon la substance, la dose et la durée d'exposition.

  • Au travail, portez gants, masque et vêtements de protection, et respectez les consignes de sécurité.
  • Privilégiez des produits ménagers et cosmétiques à la composition simple.
  • Ne chauffez pas les aliments dans des récipients en plastique : préférez le verre ou l'inox.

Voir aussi l'article : Comment protéger votre enfant des perturbateurs endocriniens pendant et après la grossesse ?

11. Avoir des rapports réguliers et choisir un lubrifiant adapté

Une abstinence prolongée augmente le volume de sperme et le nombre total de spermatozoïdes, mais pas leur mobilité ni leur qualité. Des rapports réguliers augmentent les chances de conception.

  • Pendant le projet bébé, des rapports tous les deux à trois jours sont un bon repère, sans qu'il soit nécessaire de calculer précisément la période fertile.
  • Certains lubrifiants gênent les spermatozoïdes : si vous en utilisez un, choisissez-le compatible avec la conception (demandez conseil en pharmacie).

Plantes et compléments : des remèdes naturels efficaces ?

De nombreux produits promettent d'augmenter le nombre de spermatozoïdes ou de stimuler la fertilité masculine. Voici ce que l'on sait :

  • Les antioxydants (vitamines C et E, coenzyme Q10, sélénium, carnitines) sont les mieux étudiés. Ils pourraient améliorer la concentration et la mobilité des spermatozoïdes, mais les études sont de qualité variable et aucun consensus ne recommande une prise systématiquement. Ils seraient surtout utiles en cas de carence avérée.
  • L'ashwagandha est vendue pour le stress, la testostérone et la fertilité. Quelques petites études sont encourageantes, mais les preuves restent insuffisantes. Elle peut provoquer des effets indésirables, dont de rares atteintes du foie, et interagir avec certains médicaments.
  • La maca, le ginseng, le tribulus et le pollen n'ont pas fait la preuve de leur efficacité contre l'infertilité masculine.

Ces produits ne sont pas anodins : composition variable, interactions médicamenteuses, effets indésirables à forte dose. Demandez l'avis de votre médecin, de votre urologue ou de votre pharmacien avant d'en prendre.

Voir aussi l'article : Zoom sur le sélénium : rôle, carence, quantité, compléments alimentaires

Quand les remèdes naturels ne suffisent pas : les causes médicales

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Les habitudes de vie ne suffisent pas à expliquer toutes les anomalies du sperme. Un faible nombre de spermatozoïdes peut aussi avoir une cause médicale, qu'aucun remède naturel ne corrigera :

  • une varicocèle, c'est-à-dire une dilatation des veines du scrotum : c'est la cause d'infertilité masculine la plus fréquente que l'on peut traiter,
  • une infection, notamment sexuellement transmissible (chlamydia, gonorrhée), ou des oreillons ayant touché les testicules,
  • un déséquilibre hormonal,
  • un diabète mal équilibré,
  • certains médicaments (antihypertenseurs, antidépresseurs, opioïdes, anti-androgènes…) : ne les arrêtez jamais seul, mais signalez votre projet à votre médecin,
  • une chimiothérapie ou une radiothérapie : une conservation du sperme peut être proposée avant le traitement,
  • un testicule non descendu dans l'enfance, une chirurgie ou un traumatisme,
  • une cause génétique,
  • l'âge : la qualité du sperme diminue progressivement, surtout après 50 ans.

Voir aussi l'article : Coup dans les testicules : quels sont les risques ?

Peu de spermatozoïdes, peu de chances de concevoir ?

Pas forcément. Un faible nombre de spermatozoïdes ne rend pas une grossesse impossible. À l'inverse, des valeurs normales ne garantissent pas la fertilité : la mobilité et la forme des spermatozoïdes comptent aussi, tout comme la fertilité de la partenaire.

Quand consulter pour un problème de fertilité ?

Consultez votre médecin :

  • après 12 mois de rapports réguliers sans contraception et sans grossesse,
  • après 6 mois si la partenaire a 35 ans ou plus, ou si l'homme a plus de 45 ans,
  • plus tôt en cas d'antécédents à risque : problème testiculaire, traitement toxique pour la fertilité, trouble hormonal connu,
  • sans attendre en cas de douleur, de grosseur ou de gonflement d'un testicule.

Le premier examen est le spermogramme, une analyse qui mesure le nombre, la mobilité et la forme des spermatozoïdes.

Voir aussi l'article : Douleurs aux testicules : d'un seul côté, qui irradient vers le ventre, avec l'excitation

FAQ

En combien de temps peut-on augmenter son nombre de spermatozoïdes ?
Il faut compter environ trois mois. La fabrication d'un spermatozoïde dure environ 74 jours, auxquels s'ajoute sa maturation.

Quel est le nombre normal de spermatozoïdes ?
Selon l'OMS (2021), la limite basse de référence est de 16 millions de spermatozoïdes par millilitre de sperme, ou 39 millions au total par éjaculat. Ces chiffres ne suffisent pas à diagnostiquer une infertilité : la mobilité, la forme et le contexte comptent aussi.

Comment savoir si mes spermatozoïdes sont en bonne santé ?
Seul un spermogramme permet de le savoir. L'aspect, la couleur ou la quantité du sperme ne renseignent pas sur la qualité des spermatozoïdes.

Sources

https://www.hcahealthcare.co.uk
https://www.mayoclinic.org
https://www.everydayhealth.com
https://www.medscape.com

auteur : Olivia Regout - journaliste santé

Dernière mise à jour: octobre 2026

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