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A quoi pense un chien ?

Dernière mise à jour: juin 2012 | 11745 visites
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news Pour la première fois, l’activité du cerveau d’un chien a été décryptée en temps réel. Le point de départ d’une exploration fascinante.

Ces recherches nous situent à un stade (très) préliminaire de la compréhension des mécanismes de la pensée canine ; mais elles dégagent des perspectives réellement saisissantes. Qui ne s’est jamais demandé à quoi pouvait bien penser un chien, en particulier lors de ses interactions avec l’homme ? Une équipe de l’université Emory (Atlanta) a entrepris de poser les premiers jalons qui permettront peut-être un jour de répondre à cette interrogation.

Dans un article publié par la revue « PLoS One », les spécialistes expliquent avoir dressé – durant de longs mois – deux chiens, afin de les familiariser avec un scanner, et faire en sorte qu’ils y demeurent parfaitement immobiles. Leur activité cérébrale a été observée par imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), qui permet de visualiser en temps réel les réactions des différentes zones du cerveau. Les chiens ont été confrontés à une expérience simple : un signal de la main signifiait qu’ils allaient recevoir une friandise ; l’absence de geste de la main indiquait qu’ils n’en recevraient pas. Il s’est avéré que la région cérébrale associée (chez l’humain) à la récompense s’activait dès le déclenchement du geste.

En soi, ce n’est pas une surprise, évidemment. Mais ce constat soulève pourtant pas mal de questions. Ainsi, dans quelle mesure le cerveau réagit-il à la récompense alimentaire, par rapport à la récompense « sociale » (le lien chien-homme) ? Ou encore, le fait d’avoir appris au chien que le signal correspondait à l’offre d’une friandise fausse-t-il le résultat, ou ce processus cérébral aurait quand même été déclenché, et de la même manière ? Et dans quelle mesure le chien intègre-t-il le processus humain d’abstraction ? Ces questions seront abordées ultérieurement, parmi bien d’autres.

Ce qu’il convient de retenir, en tout cas, c’est que pour la première fois, le cerveau de chiens éveillés et « consentants » a été exploré « en direct » ; et que le champ d’investigation qui se dessine est spectaculaire.


publié le : 26/06/2012 , mis à jour le 25/06/2012
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