Jeux vidéo violents : l'agressivité est banalisée

Dernière mise à jour: janvier 2013 | 3654 visites
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news L’exposition répétée à la violence des jeux vidéo engendre un processus de « désensibilisation » du cerveau.

En fait, non seulement les joueurs deviennent moins sensibles à la violence qui imprègne ces séquences virtuelles, mais ils font preuve de davantage d’agressivité, en tout cas dans un contexte expérimental. En va-t-il ainsi également dans la « vie réelle » ? Cette étude ne le dit pas, alors que différents travaux réalisés sur le sujet aboutissent à des conclusions contradictoires.

Le test du signal sonore

En l’occurrence, une équipe de l’université du Missouri a réuni un groupe d’une septantaine de jeunes adultes, invités à jouer à tour de rôle soit à un jeu vidéo violent, soit non violent, et ceci pendant une demi-heure. Après ces séances, l’activité cérébrale des participants a été observée alors qu’ils regardaient des photos à caractère neutre ou violent. Dernier test : une mise en concurrence face à un adversaire humain, avec émission d’un signal sonore dont l’intensité témoignait du degré d’agressivité.

Double constat : lorsque le participant a joué à un jeu violent, il manifeste ensuite une plus forte tendance à l’agressivité ; avec, dans le même temps, une réponse cérébrale réduite aux photos violentes. Cette « désensibilisation » est d’autant plus manifeste que le sujet est un habitué des jeux vidéo violents : d’ailleurs, pour les plus accros d’entre eux, même le fait d’avoir pratiqué un jeu « neutre » durant l’expérience s’accompagne d’une faible réponse aux photos les plus dures.

Les auteurs en concluent qu’il est nécessaire de limiter la durée et la fréquence d’exposition à ce type de jeux, singulièrement chez les enfants.

[Source : Journal of Experimental Social Psychology]


publié le : 30/01/2013 , mis à jour le 29/01/2013
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