Les applaudissements sont contagieux

Dernière mise à jour: août 2015 | 2582 visites
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news Difficile de résister à l’effet d’emballement : lorsque quelques spectateurs commencent à applaudir, les autres suivent le mouvement.

Ce phénomène, beaucoup d’entre nous ont eu l’occasion de l’observer, et d’ailleurs d’y participer. Sous la pression sociale, et même si le spectacle (ou le speech, pour prendre un autre exemple) n’avait rien d’enthousiasmant, on se met à applaudir à son tour, avec plus ou moins de conviction. En petit comité, entre gens qui se connaissent, on peut comprendre que s’abstenir risque d’être mal vu. Mais dans une salle comble, il n’y a pas vraiment de risque, et pourtant…

Pour démarrer comme pour arrêter


Afin de mieux comprendre le processus, des psychologues suédois (université d’Uppsala) ont conduit des expériences réunissant plusieurs groupes composés chacun de quelques dizaines de participants. Ils ont assisté à tour de rôle à des courtes représentations, tout en étant filmés à leur insu. Le résultat montre qu’à chaque fois, lorsqu’une ou deux personnes commencent à frapper des mains, les autres embraient. Une réaction en chaîne, donc, qui prend d’autant plus d’ampleur que le volume des applaudissements augmente.

La qualité de la performance (ici artistique) n’intervient pas, ni le fait que ce soit le voisin direct qui démarre les applaudissements : l’élément déterminant, c’est le groupe. Idem pour arrêter : tant que la salle applaudit, on applaudit, lorsqu’un spectateur cesse, les autres enchaînent. C’est l’effet domino. Il serait d’ailleurs intéressant de procéder à des tests similaires mais concernant cette fois les huées.

Les auteurs vont à présent élargir leurs travaux, en s’intéressant à des phénomènes de contagion plus complexes, et notamment les sujets traités sur les réseaux sociaux.

Source: Journal of the Royal Society Interface (http://rsif.royalsocietypub)
publié le : 19/08/2013 , mis à jour le 06/08/2015
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