ad

Pourquoi se ronge-t-on les ongles ?

Dernière mise à jour: avril 2021 | 12017 visites
123-p-nagels-knagen-170-3.jpg

news Arracher ses poils, se gratter la peau, se ronger les ongles… : ces comportements peuvent devenir compulsifs et très problématiques. Par quelles circonstances sont-ils favorisés ?

Onychophagie (pour les ongles), trichotillomanie (pour les cheveux et les poils), dermatillomanie (pour la peau) : ces troubles émotionnels, caractérisés par une grande difficulté voire une impossibilité à contrôler ses pulsions, font l’objet de nombreuses recherches qui tendent à en cerner les causes et à explorer les approches qui pourraient aider celles et ceux qui en souffrent.

Comme l’explique cette équipe canadienne (université de Montréal), « bien que ces comportements répétitifs centrés sur le corps puissent entraîner un important sentiment de détresse, ils semblent également offrir une certaine forme de récompense personnelle. Nous pensons que les personnes présentant ces comportements sont possiblement des perfectionnistes, dont beaucoup sont incapables de se relaxer et d’exécuter des tâches à un rythme « normal ». Par conséquent, elles sont plus vulnérables à la frustration, à l’impatience et à l’insatisfaction lorsqu’elles n’atteignent pas leurs objectifs ».

Ennui et frustration

Une expérience a réuni des personnes dans cette situation, dont les réactions ont été comparées avec celles de témoins qui ne présentaient pas ces troubles. Tous ont été confrontés à des situations destinées à déclencher des sentiments divers : stress, relaxation, frustration, ennui. Il s’avère que les participants sujets aux comportements répétitifs centrés sur le corps ressentent « un besoin urgent » de réagir de cette manière en particulier lors des moments d’ennui et de frustration, mais pas lors des périodes de relaxation.

« Ces résultats confirment que ces personnes sont plus susceptibles de connaître ces réactions impulsives lorsqu’elles s’ennuient, se sentent frustrées ou vivent une insatisfaction que quand elles sont apaisées. Leur condition n’est pas simplement associée à des habitudes « nerveuses ». Ceci suggère qu’elles pourraient tirer avantage de traitements visant à réduire la frustration et l’ennui et à modifier les convictions perfectionnistes ».

Voir aussi l'article : Une énorme boule de cheveux dans son estomac

Source: Université de Montréal (www.umontreal.ca)
Vous voulez recevoir nos articles dans votre boîte e-mail ?

Inscrivez-vous ici à notre newsletter.

vous pourrez vous désinscrire quand vous le souhaiterez
Nous traitons vos données personnelles conformément à la politique de confidentialité de Passion Santé SA.
ad
pub