Etonnant : ce poisson reconnaît les visages humains

Dernière mise à jour: août 2016 | 6497 visites
123-dieren-vis-toxotes-8-8.jpg

news L'observation est très surprenante : une espèce tropicale, le poisson archer, parvient à reconnaître un visage humain bien précis parmi des dizaines d’autres. Une capacité encore inexpliquée.

Inexpliquée parce que le cerveau de cet animal ne possède pas les structures nécessaires – du moins le pense-t-on – à la reconnaissance faciale humaine. Nos visages partagent en effet les mêmes critères de base (nez, yeux, bouche…), et faire la distinction n’est pas une tâche aisée, en tout cas si l’on ne dispose pas d’un cortex visuel sophistiqué et d’autres réseaux cérébraux spécifiques. Or, Toxotex chatareus n’a pas tout cela.

Ce poisson présente une caractéristique étonnante, puisqu’il chasse ses proies en leur… crachant dessus, en leur envoyant un puissant jet d’eau qui les assomme et les fait chuter (voir la vidéo ci-dessous). Une équipe britannique (université d’Oxford) et australienne (université du Queensland) a réalisé une expérience qui démontre que ce poisson est capable de reconnaître un visage humain, alors que non seulement son cerveau n’est pourtant pas conçu pour cela, mais que cette reconnaissance ne présente a priori aucune utilité pour lui.

Comme l’explique Futura Sciences, les chercheurs ont formé le poisson archer à identifier un visage particulier et à cracher dessus, en fait sur une image présentée sur un écran d’ordinateur placé au-dessus de l’aquarium. Au terme de cette phase d’apprentissage, ce même visage a été diffusé parmi une quarantaine d’autres et dans 80% (!) des cas, le poisson a réussi à cibler le visage correct. Les spécialistes suggèrent donc que les capacités de discrimination visuelle, concernant le visage humain, peuvent se loger dans un cerveau plutôt basique comme celui d’un poisson.

Le schéma de l'expérience

VisagesPoisson1.jpg

Regardez la vidéo


publié le : 30/08/2016 , mis à jour le 29/08/2016
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci