Cancer du col : le vaccin influence-t-il la sexualité ?

Dernière mise à jour: janvier 2017 | 8720 visites
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news La vaccination HPV protège contre les infections à papillomavirus, un facteur de risque majeur de cancer du col de l’utérus. Question : le comportement sexuel change-t-il, devient-il plus risqué, en particulier chez les jeunes filles ?

Certains parents craignent que la vaccination conduise leur fille à adopter des comportements à risque, comme la multiplication des partenaires et/ou une protection insuffisante (on pense en particulier au préservatif), explique en substance le Dr Maryvonne Pierre-Nicolas (Journal international de médecine). Or, ces préoccupations pourraient faire obstacle au développement des programmes de vaccination. Ces inquiétudes sont-elles fondées ?

Une équipe américaine (Florida International University) a entrepris un examen de la littérature médicale, et a retenu une vingtaine d’études « solides », réalisées dans douze pays et réunissant au total quelque 530.000 jeunes filles et femmes, âgées de 11 à 40 ans, vaccinées contre le HPV.

Que constate-t-on ?

• Il n’existe pas de lien entre la vaccination et l’âge de début de l’activité sexuelle.
• Pas de lien non plus avec le nombre de partenaires sexuels.
• Aucune relation significative entre le vaccin et l’usage du préservatif (certaines études tendent à démontrer que les jeunes filles vaccinées sont plus prudentes).
• Pas de différence entre vaccinées ou non en termes de diagnostic de maladie sexuellement transmissible (MST), de grossesse ou d’avortement.
• Pas de différence en ce qui concerne la contraception (ici aussi, il est possible que les filles vaccinées soient plus rigoureuses).

Le Dr Pierre-Nicolas conclut : « Cette revue de la littérature montre qu’il n’existe aucune preuve d’un lien entre la vaccination HPV et une désinhibition sexuelle et/ou une plus grande prise de risque ». La démonstration que cette vaccination n’influence pas le comportement sexuel des jeunes filles devrait rassurer les parents réticents, centrer la communication sur la prévention du cancer et permettre d’améliorer la couverture vaccinale.

Source: American Journal of Preventive Medicine (www.ajpmonline.org)
publié le : 18/01/2017
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