Cancer : le risque des thérapies alternatives

Dernière mise à jour: février 2019 | 2409 visites
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news Les patients souffrant d’un cancer et qui recourent aux thérapies alternatives ont tendance à exprimer des réticences à propos de la prise en charge conventionnelle, avec alors des conséquences potentiellement graves.

Des études ont montré que dans certaines circonstances, le fait de compléter le traitement classique du cancer par une approche alternative pouvait être bénéfique, en termes de bien-être physique et mental. Mais ceci ne doit être envisagé qu’en concertation étroite avec l’oncologue, afin d’examiner tous les aspects de la prise en charge, dans ses détails et dans sa globalité.

Une équipe américaine (université Yale) a analysé l’attitude des patients traités de manière conventionnelle et exprimant le désir de s’engager, aussi, sur la voie alternative. Près de deux millions de patients ont été intégrés dans ce suivi, qui a duré cinq ans (une analyse plus approfondie a porté sur 2000 d’entre eux). Ils présentaient au départ un cancer non métastasique du sein, de la prostate, du poumon ou du côlon (cancer colorectal). Que constate-t-on ?

• Les patients qui ont adhéré à une thérapie complémentaire n’ont pas tardé plus que les autres à initier le traitement conventionnel.

• Dans le groupe « traitement alternatif », on constate un taux de refus beaucoup plus élevé lorsqu’il est proposé d’ajouter une seconde modalité thérapeutique conventionnelle à l’approche initiale : chirurgie (7% contre 0,1% dans le groupe sans thérapie complémentaire), chimiothérapie (34% contre 3%), radiothérapie (53% contre 2%) et hormonothérapie (34% contre 3%).

• Le taux relatif de survie à cinq ans est sensiblement plus faible dans le groupe « thérapie alternative », et ceci est clairement lié, ajoutent les chercheurs, au refus de soins conventionnels supplémentaires.

Il est important que les patients séduits par les thérapies complémentaires soient informés de cette réalité, et que les médecins abordent le sujet avec eux, en les mettant en garde contre le risque de réticences ultérieures et les conséquences que cette attitude peut entraîner.

Source: JAMA Oncology (https://jamanetwork.com/jou)
publié le : 23/02/2019 , mis à jour le 22/02/2019
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