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Les conseils pour bien prendre soin de son chaton

Dernière mise à jour: août 2015 | 17965 visites

dossier Accueillir un chaton n’est pas une tâche évidente. Un éventail de paramètres doivent être pris en considération pour que les choses se passent au mieux.

Voici quelques conseils qui pourront vous être utiles. Pour les compléter, le vétérinaire sera d’une aide précieuse.

Comment choisir son chaton ?

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Lors d’un achat ou d’une adoption, il est important de bien observer les chatons, afin de choisir – et le coup de cœur reste toujours important bien sûr ! – en connaissance de cause.

Un chaton en bonne santé est curieux (il vient vers vous), vigoureux et enjoué. Ses yeux doivent être brillants et sans écoulement. Il convient de vérifier ses oreilles : si elles contiennent une substance noirâtre, cela peut traduire la présence de parasites (les mites d’oreilles). Ses gencives seront bien roses, sans plaie. Les éternuements et la toux peuvent indiquer la présence d’une infection respiratoire. Un poil brillant et exempt de plaques rassure sur l’absence de mycose (champignons). Les selles doivent être fermes.

Le vétérinaire

La visite chez le vétérinaire est importante, en particulier afin de s’assurer que le chaton ne souffre pas d’une maladie non apparente. L’application d’un vermifuge est recommandée, puisqu’une proportion importante de chatons sont porteurs de vers (qui peuvent infecter l’homme). Les vaccins seront administrés (typhus du chat ou panleucopénie, en particulier). La stérilisation intervient vers l’âge de six mois.

Il y a déjà un chat à la maison

Si vous avez déjà un chat, il faut isoler le chaton dans une pièce séparée durant plusieurs jours, notamment afin d’éviter la transmission de maladies, et ceci avant d’avoir rendu visite au vétérinaire.

Il sera opportun de faire découvrir au « résident » la pièce qui accueille le nouveau venu ; pendant que, dans le même temps, ce dernier explorera les espaces communs. Les premières rencontres entre les deux chats seront de courte durée, et rallongées progressivement.

Il est important que chaque chat – et c’est surtout vrai pour le « maître des lieux » - dispose de sa propre litière et de son bol de nourriture. En principe, la cohabitation ne devrait pas poser de gros problèmes. Les signes d’agressivité sont normaux au début, puisque les deux chats se jaugent.

La propreté

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Comme on le sait, le chat est un animal naturellement propre. Sa mère lui inculque les règles d’hygiène fondamentales durant les premières semaines de vie. Le chaton va ainsi apprendre à ne pas souiller l’endroit où il mange et où il dort, et prend conscience, toujours à l’exemple de sa génitrice, qu’il est préférable de faire ses besoins dans un endroit spécifique : la litière.

Il arrive de le chaton n’ait pas bénéficié de cet apprentissage, ou pas assez longtemps. A vous de prendre le relais. D’abord, et cela vaut d’ailleurs pour tous les chatons qui arrivent dans leur nouvelle maison, propres ou non, il faut lui laisser le temps de s’habituer à son nouvel environnement. La litière sera placée dans une pièce donnée, et le chaton y sera amené plusieurs fois par jour (après le repas, après une longue sieste…).

Dans tous les cas, il est très important de laisser une distance de plusieurs mètres entre le bol de nourriture et la litière : un chat déteste éliminer près de l’endroit où il mange. Veillez à garder la litière propre, au risque de voir le chat la délaisser et faire ses besoins ailleurs. Si le chat s’est « oublié » hors de la litière, il ne faut jamais nettoyer avec un produit contenant de l’ammoniac ou de l’eau de Javel : l’odeur inciterait l’animal à revenir à cet endroit (optez pour l’eau, puis du vinaigre blanc).

Enfin, le marquage par l’odeur d’urine relève de l'instinct sexuel, et il peut être prévenu (en tout ou en partie) par la stérilisation.

Le sevrage et l’alimentation

En principe, le chaton est sevré à deux mois, même s’il est déjà capable de s’alimenter seul depuis l’âge de cinq ou six semaines. Durant cette période de transition, on peut lui donner des petits morceaux de croquettes mélangés avec de l’eau tiède. La petite soucoupe de lait est un complément opportun. Si le chaton rechigne à manger dans son bol, vous pouvez lui présenter les aliments sur le bout de vos doigts, qu’il sera enclin à lécher.

Une alimentation riche en calories, très complète et équilibrée, est ensuite nécessaire pour accompagner sa croissance. Vous tâtonnerez peut-être avant de cerner ses goûts : le chat a le palais délicat ! Les quantités – à répartir sur la journée - seront adaptées au fur et à mesure, et limitées si le chat est castré, afin de prévenir une prise de poids massive. Evitez les restes de table.

Comment devenir amis ?

Ou en tout cas cohabiter harmonieusement.

Le processus de socialisation du chaton commence tôt, par le jeu et l’imitation. La mère joue un rôle crucial, tout comme les autres chatons de la portée. Les bagarres – ludiques – sont bien connues, et amusent beaucoup ceux qui les observent. Pour le chaton, c’est le moment d’apprendre que pour vivre bien ensemble, il ne faut pas appuyer les morsures et sortir ses griffes à tout bout de champ, sous peine d’un douloureux retour de flamme.

Conseil : ne pas laisser, par séquences de jeu à répétition, le chaton vous mordiller ou vous « griffouiller » les mains ou les chevilles. Cela risque d’exacerber son agressivité ludique, et l’inciter à intégrer ce comportement, qu’il sera très difficile alors de corriger.

Le chat est d’un naturel méfiant, craintif. Il faut y aller pas à pas, en misant sur les aspects ludiques (on pourra se servir de petits objets) et surtout ne pas le contraindre (un sentiment d’obligation déclenchera une réaction d’hostilité). Un truc de vétérinaire : frottez une compresse du coin de la bouche du chaton vers son oreille, et ensuite passez le tissu sur vos avant-bras, afin de les imprégner de l’odeur. Ceci peut faciliter le contact. Une petite tape sur le nez, d’un coup de doigt, calmera le chaton trop nerveux.

En cas d’agressivité inhabituelle, pensez à une possible origine pathologique (douleur…).

Et si la situation devient vraiment intenable, une thérapie comportementale et/ou médicamenteuse peut être envisagée.





publié le : 02/06/2012 , mis à jour le 08/08/2015
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