Toujours en retard : de la négligence ou une vraie maladie ?

Dernière mise à jour: août 2015 | 6798 visites
123-klok-uur-vertraging-170-11.jpg

news Le « retard chronique » pourrait-il être la conséquence d’un mauvais fonctionnement du cerveau ? C’est une hypothèse.

Parlera-t-on un jour de « retardataires pathologiques », avec une claire connotation médicale, à propos de ces personnes qui n’arrivent jamais à l’heure, quelles que soient les circonstances et malgré leurs efforts ? C’est en tout cas la piste avancée par un neurologue de l’hôpital Ninewells (Dundee – Ecosse).

Ainsi que le relate le quotidien britannique The Daily Mail, ce spécialiste a élaboré sa théorie au cours du suivi d’un patient vraiment très particulier : depuis son plus jeune âge, Jim Dunbar, aujourd’hui âgé de 57 ans, accumule les retards. Ecole, dîners d’amoureux, boulot, cinéma, soirées entre amis, visites chez le médecin, funérailles, départs en vacances… : jamais, au grand jamais, il ne s’est présenté à l’heure convenue, accusant systématiquement un retard de quelques dizaines de minutes à plusieurs heures.

Pourtant, ce n’est pas faute de bonne volonté, mais il n’y parvient pas, tout simplement. La montre n’y change rien (même en avançant les aiguilles), les techniques de rappel plus ou moins sophistiquées non plus : Jim n’a trouvé aucune solution à son problème. Parce qu’évidemment, cette situation l’a mis plus d’une fois dans l’embarras, voire dans de sérieuses difficultés (il a été renvoyé de son job à de multiples reprises).

Un dysfonctionnement du cerveau


« Ma vie entière a été chamboulée », confie-t-il au Daily Mail. « Ce n’est pas de ma faute et c’est déprimant. » Jim Dunbar a donc décidé de témoigner « pour que les personnes qui souffrent aussi de ce trouble se sentent moins coupables ».

Alors, que se passe-t-il ? En fait, explique son médecin neurologue, ce patient souffrirait d’un dysfonctionnement affectant une région du cerveau déjà connue pour être impliquée dans le trouble du déficit de l’attention. Il s’agirait donc – peut-être ! – d’une forme de TDA/H ou d’un souci apparenté. La gestion du temps, le passage du temps, la notion même du temps seraient considérablement affectées. Une théorie qui laisse sceptiques d’autres spécialistes, également interrogés par le Daily Mail, qui estiment que ces retards relèvent tout simplement de mauvaises habitudes, de négligence et d’un manque d’organisation. Autant de paramètres qui atteignent ici leur paroxysme, ajoutent-ils.

Jim Dunbar, pour sa part, considère qu’il y voit un peu plus clair, déculpabilise, se dit que la médecine pourra peut-être l'aider et ne désespère pas d’enfin arriver un jour à l’heure convenue.


publié le : 15/11/2013 , mis à jour le 06/08/2015
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci