Votre chien est-il hyperactif ?

Dernière mise à jour: mars 2015 | 5183 visites
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news L’hyperactivité et l’hypersensibilité s’inscrivent parmi les troubles du comportement les plus fréquents chez le chien. Et il s’agit – hélas - d’une cause importante d’abandon. Que peut-on faire ?

Il ne reste pas en place, il aboie sans raison, il ne contrôle pas sa morsure, il réagit à la moindre stimulation, il saute sur les gens, il chipe tout ce qu’il trouve, il mange à l’excès, il se soulage n’importe où n’importe quand… : le chien est surexcité en permanence, il déroute son maître, met sa patience à bout, au point que beaucoup finissent par jeter l’éponge.

Pourquoi ce comportement ?


Aucune race n’est épargnée par ce problème. Dans la plupart des cas, il faut remonter aux premières semaines de vie du chien, et à un souci dans l’éducation maternelle.

Cette carence peut-être due au fait que le chiot a été séparé trop tôt de sa mère, qui n’a pas eu le temps de lui inculquer les règles d’autocontrôle. Il est possible aussi que la femelle n’ait pas joué convenablement son rôle en raison d’un déficit d’attachement, d’un manque d’autorité ou d’expérience (première portée), d’une certaine lassitude (trop âgée), d’un tempérament agressif, d’une incapacité à gérer un nombre important de chiots…

La psychologie du chien est profondément marquée. Ce qui signifie que si rien n’est fait, la situation ne peut pas s’améliorer d’elle-même, et va au contraire s’aggraver. L’hyperactivité va se compliquer d’autres comportements néfastes, et on pense en particulier à l’hyper-attachement (l‘absence du maître est source d’une forte anxiété, qui s’exprime par des dégâts importants). Et il y a aussi l’hyper-vigilance : pour le chien, tout devient suspect, inquiétant, stressant. Cela peut se traduire par des aboiements intempestifs, mais on doit également craindre des réactions bien plus agressives.

D’autant que le maître, ne sachant plus où donner de la tête, se décourage, cède du terrain : pour le chien cela veut dire abandonner des prérogatives de chef de meute, et l’animal tend alors vers une posture de dominant, avec les dangers que cela peut comporter chez un individu déjà difficilement contrôlable.

Que peut-on faire ?


L’approche la plus convaincante repose sur la thérapie comportementale et, si le vétérinaire le juge utile, l’administration de médicaments. Le traitement médicamenteux seul ne peut pas résoudre le problème, il agit sur les symptômes mais n'a pas d’effet sur le fond.

D’autres conseils peuvent être (très) utiles.

Rester calme. Le maître qui s’énerve parce que son chien s’excite rend l’animal encore plus nerveux. Un ton autoritaire oui, agressif, non. Et il ne faut en aucun cas menacer physiquement son chien. D’ailleurs, le repousser avec les mains l’incite à continuer.

Le chef, c’est le maître. Il est indispensable d’assurer son statut de leader. Inutile cependant d’affirmer sa domination de manière excessive face à un chien anxieux : l’autorité calme et ferme est la plus efficace. Le cadre de vie doit être bien organisé pour fournir suffisamment de repères solides.

Le jeu. S’il ne veut pas rendre la balle, ne commencez pas à tirer dessus pour la lui arracher : le chien prend cela pour un défi, ne lâchera pas et son excitation va encore monter de quelques crans. Ceci étant, l’activité physique est importante. Au-delà des conséquences de son éducation, il est probable qu’un manque d’exercice complique le problème. Le fait de s’aérer chaque jour, et plusieurs fois si possible, ne peut faire que du bien, tant physiquement que mentalement.

Le mordillement. Il doit être interdit. Si le chien commence à mordiller, il faut l’interrompre immédiatement, se retourner et s’éloigner.


publié le : 04/03/2015 , mis à jour le 03/03/2015
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