Rupture amoureuse : le « cœur brisé » peut être mortel

Dernière mise à jour: mars 2016 | 11986 visites
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news Le cœur brisé est une réalité : ce syndrome évoque la crise cardiaque et ses conséquences peuvent être fatales. Les femmes sont les premières touchées.

L’appel est lancé par la Fédération française de cardiologie, qui alerte sur les effets du stress émotionnel sur le fonctionnement du cœur. Le syndrome du cœur brisé a été décrit pour la première fois au Japon dans les années 1980, et les chercheurs l’ont surnommé Tako-Tsubo, ce qui signifie « piège à poulpe ». Pourquoi ? En raison d’une libération massive d’hormones du stress (les catécholamines), une partie du cœur ne se contracte quasiment plus, il se ballonne et prend la forme d’une amphore (comme un piège à poulpe traditionnel). On parle de « sidération myocardique », de cardiomyopathie de stress, avec des troubles du rythme (menace de mort subite), une insuffisance cardiaque aiguë, des caillots de sang dans le cœur inerte qui peuvent ensuite migrer dans la circulation sanguine (risque d’AVC)…

Les femmes doivent redoubler d'attention


Les symptômes rappellent ceux de l’infarctus : essoufflement brutal, vive douleur dans la poitrine, arythmie (battements irréguliers, trop rapides ou trop lents), perte de connaissance… Une prise en charge urgente est vitale : le risque de décès est proche de celui de la crise cardiaque. Un traitement approprié permet souvent une récupération complète de la fonction cardiaque.

Le choc émotionnel (perte d’un être cher, rupture amoureuse…), souvent associé à une grande fatigue, constitue le principal élément déclencheur du Tako-Tsubo. Les conséquences d’une séparation peuvent créer une situation de stress très élevé : changement de domicile, baisse du niveau de vie, garde alternée, isolement (un facteur extrêmement préjudiciable)… Et les femmes en sont les premières victimes (neuf fois plus que les hommes), sans doute car leurs artères sont plus sensibles aux effets du stress, elles se « spasment » plus facilement. A la ménopause, la situation devient encore plus sensible, puisque les femmes ne sont plus protégées par leurs « hormones relaxantes », les oestrogènes.

En termes de fréquence, on estime que le Tako-Tsubo représente 2% des accidents cardiaques initialement considérés comme un infarctus. Ainsi que le souligne la Fédération française de cardiologie, « une femme de plus de 50 ans en situation de rupture ne doit surtout pas sous-estimer les premiers symptômes liés à un stress émotionnel aigu ». Ces femmes en particulier, mais d’une manière générale, chacun doit y être attentif.

Source: Fédération française de cardiologie (www.fedecardio.org)
publié le : 23/03/2016
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