Comment l’ail protège les artères

Dernière mise à jour: mars 2016 | 11715 visites
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news Les vertus de l’ail contre la maladie cardiovasculaire ont fait l’objet d’un nombre considérable d’études : celle-ci confirme le bienfait et ajoute de nouveaux éléments.

La première étape a consisté à passer en revue un éventail de recherches consacrées à l’intérêt d’une supplémentation d'ail face à une série de facteurs de risque cardiaque et vasculaire : hypertension, excès de cholestérol, inflammation (concentration de protéine C réactive, un marqueur important de la réaction inflammatoire), rigidité artérielle, ou encore dépôts de calcium dans les artères. La conclusion majeure, c’est que le bénéfice est variable mais globalement bien réel, sans effet secondaire notable.

Ensuite, les chercheurs (université de Californie) ont mené une expérience sur des personnes âgées de 40 à 75 ans, chez lesquelles avait été diagnostiqué un syndrome métabolique. Celui-ci se définit par la présence d’au moins trois soucis de santé parmi les suivants : hypercholestérolémie (avec un taux de bon – HDL – cholestérol trop bas), hypertension, excès de poids (surtout une obésité abdominale), hyperglycémie, hyperinsulinémie (taux d’insuline trop élevé). Le syndrome métabolique expose à un risque sensiblement accru de diabète de type 2 (DT2), de maladie cardiovasculaire et d’accident vasculaire cérébral (AVC). Les volontaires ont été divisés en deux groupes, suivis pendant un an : les uns ont reçu un supplément de 2,5 g par jour d’extrait d’ail vieilli, alors que les autres ont avalé un placebo (substance inactive). A l’entame, une exploration avait permis de déterminer l’état artériel des participants, notamment les plaques qui « bouchent » les artères.

Que constate-t-on ? En fait, l’ail agit – très - favorablement sur les plaques en formation (pas encore « dures »), alors qu’il limite le développement de nouvelles obstructions. En d’autres termes, cette supplémentation a contribué à réduire le risque cardiovasculaire (sachant que les artères coronaires ont fait l’objet d’une attention spécifique). Faut-il pour autant se précipiter sur les suppléments d’ail ? En tout cas, en présence de facteurs de risque cardiovasculaire, les chercheurs estiment que l’ail présente « un potentiel protecteur ». L’inclure régulièrement dans son alimentation constitue déjà une très bonne habitude.

Source: Journal of Nutrition Education and Behavior (www.jneb.org)
publié le : 22/03/2016
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