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La vie sexuelle de l’homme de Cro-Magnon

Dernière mise à jour: janvier 2013 | 11941 visites
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news Un préhistorien français s’est penché sur les indices laissés par ces chasseurs-cueilleurs apparus voici 35.000 ans.

Selon Gilles Delluc, spécialiste de l’art paléolithique, les chercheurs disposent de multiples références pour mieux comprendre la sexualité de l’homme - et de la femme… - de Cro-Magnon. Ainsi qu’il l’explique à nos confrères d’Eos Sciences, l’homo sapiens sapiens « dessine des vulves – des triangles fendus, en fait -, et des phallus ».

Gilles Delluc poursuit, de manière pour le moins… lapidaire : « Les hommes font leur métier d’homme, c’est-à-dire qu’ils sont en érection, et les femmes leur métier de femme, c’est-à-dire qu’elles sont enceintes ». Les femmes présentent souvent une obésité gynoïde (abdomen, cuisses et fesses), une caractéristique « qui va de pair avec une bonne lactation : c’est un hommage rendu à ces bonnes mères, qui ont souvent les seins qui tombent, témoins de grossesses multiples ». On ajoutera que parmi ces nombreuses représentations, « il n’y a pas de dessins X au paléolithique ». Il n’existe qu’un seul cas connu d’image de coït, dans la grotte d’Enlène (Ariège). De même, « il n’y a pratiquement pas de représentations de couples ».

Une importante mortalité infantile

Le spécialiste note qu’il est « possible que le couple se forme à l’occasion d’un flairage de phéromones, un peu comme l’étalon et la jument, et puis qu’il se défasse ». Pas très romantique… Les fouilles montrent que Cro-Magnon vivait en groupes d’une vingtaine d’individus. « Il ne faut pas être trop nombreux pour ne pas épuiser les ressources, mais suffisamment pour s’entraider », poursuit Gilles Delluc.

Les sépultures témoignent d’une forte mortalité infantile – un bébé sur deux décède durant les premiers mois -, et de très jeunes mères mortes lors de l’accouchement. Enfin, la division sexuelle du travail est manifeste : l’homme chasse et la femme s’occupe à temps plein des enfants et de la cueillette. Un état de fait qui s’explique 1« très probablement par les hormones ».


publié le : 19/09/2011 , mis à jour le 22/01/2013
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