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Médicaments : il ne faut jamais écraser un comprimé ou ouvrir une gélule
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Risques de surdosage et de sous-dosage : il est important de ne jamais manipuler de sa propre initiative la forme galénique (la présentation) d’un médicament.
Comme le rappelle la revue médicale Prescrire, « certains patients ont des difficultés à avaler des comprimés ou des gélules, et ils les écrasent ou les ouvrent pour mélanger le médicament avec de la nourriture ou une boisson. Cela peut entraîner une modification de l’absorption de la substance active, avec parfois de graves conséquences ».
Le risque de surdose est d’autant plus important que l’écart entre la dose efficace et la dose toxique est étroit : cela s’observe notamment quand une forme à libération prolongée est détériorée. A l’inverse, un sous-dosage est notamment à craindre quand la protection gastro-résistante est détruite par broyage. « Le broyage de comprimés ou l’ouverture de gélules peut aussi exposer à une amertume prononcée, des ulcérations de la bouche ou de l’appareil digestif, voire des perforations intestinales », poursuit Prescrire. « De plus, les doses administrées sont alors incomplètes et la substance active peut être altérée ». Sachant également que l’exposition directe aux substances actives, dans le chef des soignants (en particulier en institution), de l’entourage ou du patient lui-même, peut être à l’origine de réactions diverses.
De fait, « dans tous les cas, s’il n’existe pas d’autre voie ou forme d’administration, le risque d’écrasement ou d’ouverture doit être bien évalué par le médecin, qui décidera le cas échéant d’opter pour un médicament voisin ». Ce qui revient aussi à dire que si le médecin autorise le patient à manipuler un médicament en particulier, c’est qu’il considère que cela ne devrait pas poser de problème.