La gastroentérite : un danger pour le cœur et les reins

Dernière mise à jour: janvier 2011 | 17452 visites
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news Il aura fallu que se produise une catastrophe sanitaire pour que cette découverte ait pu être mise au jour. En mai 2000, suite à la contamination d’un aqueduc, les habitants de la petite ville canadienne de Walkerton (Ontario) sont sujets à de violentes gastroentérites. Après que la situation se soit stabilisée, les scientifiques saisissent l’opportunité pour lancer la première étude d’envergure sur les effets à long terme de ces infections intestinales. Et il apparaît, dix ans plus tard, que les conséquences cardiovasculaires et rénales sont notables.

En cause : les gastroentérites causées par Escherichia coli, un bacille commun dont certainement souches peuvent s’avérer extrêmement pathogènes. Une équipe de chercheurs, attachés au Lawson Health Research Institute et à l’Université de Western Ontario, ont examiné quelque deux mille adultes confrontés à la contamination de Walkerton. La moitié d’entre eux avait souffert d’une gastroentérite aiguë, qui a nécessité une prise en charge médicale pour un tiers (soit quelque 380 patients). Chaque année, ce groupe témoin a été soumis à des examens physiques et biologiques.

Résultat : le fait d’avoir été victime d’une « gastro » aiguë a sensiblement augmenté la survenue d’hypertension (+ 30%), d’insuffisance rénale (multiplié par 3,4) et d’accident cardiovasculaire (2,1 fois plus de risques par rapport à ceux qui n’étaient pas tombés malades). Les sujets qui avaient manifesté les symptômes les plus sérieux courent un danger d’autant plus élevé. Le lien de cause à effet n’est pas établi, mais ce constat souligne l’importance d’un suivi singulier après un épisode de gastroentérite grave.


publié le : 07/01/2011 , mis à jour le 07/01/2011
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