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Maladie : la solitude aggrave les symptômes

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Le sentiment d’isolement exerce une influence étonnante sur l’infection, en aggravant les symptômes ressentis par le patient.
Ces chercheurs américains, attachés à plusieurs universités, rappellent d’abord que la solitude constitue un facteur de risque bien établi de dégradation de la santé physique. Leur étude a porté sur l’intensité des symptômes auto-déclarés en cas d’infection. Ils ont suivi pendant une semaine un groupe de patients adultes souffrant d’un rhume, en s’attardant sur trois paramètres : l’appréciation subjective des symptômes (le ressenti), l’évaluation objective de la sévérité de l’infection (indicateurs biologiques) et le degré d’isolement.
Le résultat met en évidence l’influence très nette du sentiment de solitude : à infection de gravité équivalente, plus le patient se sent isolé, plus les symptômes seront perçus comme sévères. Cette association se maintient après avoir pris en compte une série de variables (sexe, âge, statut socio-économique, humeur…). Il est intéressant de noter que l’étendue et la diversité du réseau social n’interviennent pas : celui-ci peut être large ou restreint, dense ou non, c’est le sentiment de solitude ressenti par le patient qui compte, et pas l’isolement « objectif ».
Les auteurs considèrent que les facteurs psychosociaux, dont la solitude, devraient être pris en compte par le médecin lors du diagnostic et du traitement d’une maladie, en particulier une infection aiguë, afin de mieux accompagner le patient.