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Césarienne : moins d’incontinence urinaire et de descentes d’organes
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Le risque d’incontinence urinaire et de chirurgie pour prolapsus s’avère nettement supérieur, à long terme, pour les femmes qui ont accouché par voie vaginale par rapport à celles qui ont subi une césarienne.
L’incontinence urinaire d’effort et le prolapsus génital (« descente d’organes ») concernent un nombre important de femmes. L’accouchement est largement reconnu comme un facteur de risque. Une étude suédoise de très large ampleur a cherché à évaluer le risque à long terme selon le mode d’accouchement.
Ces recherches ont porté sur quelque 63.000 femmes ayant accouché - une ou plusieurs fois - par voie vaginale, et 33.000 femmes ayant toujours accouché par césarienne. La durée moyenne du suivi a été de 26 ans. Au total, 194 cas (0,6%) d’incontinence urinaire d’effort ou de chirurgie pour prolapsus ont été identifiés dans le groupe « césarienne », contre 2.029 cas (3,4%) dans le groupe « voie vaginale ».
Dans un commentaire publié par le Journal international de médecine (JIM), le Dr Viola Polena souligne que « le rôle préventif de la césarienne pour ces problèmes doit être mis en balance avec les risques, pour la mère et le fœtus, associés à la multiplication des césariennes. En tout état de cause, une information éclairée concernant les avantages et les inconvénients des voies d’accouchement pour la mère et pour l’enfant devrait être fournie à chaque femme enceinte ».