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S’arracher les cheveux… pour les manger

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Trichotillomanie et trichophagie, vous connaissez ? Ces troubles – s’arracher les cheveux et, le cas échéant, les avaler – ne sont pourtant pas rares.
La trichotillomanie concernerait entre 0,5 et 3,5% de la population, et consiste en l’arrachage répété des cheveux (ou d’autres poils). Elle s’installe généralement durant la puberté. Elle peut être associée à la trichophagie (ingestion des cheveux arrachés). Trouble compulsif centré sur le corps, cette pathologie est qualifiée de sérieuse, avec des répercussions significatives sur la vie quotidienne.
Un article a été consacré à cette thématique par le journal de l’Association médicale américaine (Jama), et fait état de « recherches limitées », en raison notamment des difficultés méthodologiques pour diagnostiquer et caractériser ces troubles. « Ceci compromet la fiabilité des données disponibles sur les approches proposées pour les contrer », explique le Dr Alain Cohen (JIM). Les attitudes sont diverses, « allant de l’abstention thérapeutique (d’autant plus fréquente qu’on consulte peu pour cette seule raison, sauf en cas de complications comme l’alopécie ou de troubles associés, notamment d’ordre anxio-dépressif) aux antidépresseurs ou aux psychothérapies, en passant par les anxiolytiques contre le stress », ou encore par la relaxation.
En somme, il est indispensable de mieux comprendre et de mieux cerner les mécanismes qui entrent en jeu, afin de proposer un soutien thérapeutique nettement plus spécifique.