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Claquage musculaire : quand faut-il passer une IRM ?
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En cas de claquage, une blessure sportive fréquente, l’IRM (résonance magnétique) permet de préciser le diagnostic. Y a-t-il un moment idéal pour s’y soumettre ?
Le claquage correspond à la déchirure d’une quantité plus ou moins importante de fibres musculaires, accompagnée ou non de rupture. Il représente environ un tiers des blessures chez les sportifs. La grande majorité des atteintes concernent les membres inférieurs (ischio-jambiers, adducteurs, quadriceps…). L’évaluation clinique intervient comme méthode de diagnostic initiale, accompagnée d’une IRM pour évaluer la gravité de la blessure. Question : quand faut-il s’y soumettre ? Le jour même, le lendemain, plus tard… ?
Une équipe norvégienne (Norwegian School of Sport Sciences) a examiné l’évolution quotidienne de l’œdème et, si elle était présente, de la rupture des fibres musculaires lors d’un claquage aux ischio-jambiers (arrière de la cuisse), afin de déterminer le moment clé pour passer une IRM. Les chercheurs ont procédé sur un groupe de sportifs victimes d’un claquage, et ont réalisé une IRM le jour de la blessure, puis chaque jour pendant la semaine qui a suivi (sept IRM au total).
Résultat : l’IRM ne montre pas de changements significatifs durant la semaine pour ce qui concerne l’étendue de l’œdème, ni le cas échéant pour la rupture des fibres. Comme l’explique le Journal international de médecine (JIM) : « Ainsi, les résultats de cette étude indiquent que l’IRM peut être effectuée n’importe quel jour pendant la première semaine après la blessure musculaire aiguë. Bien que cet examen permette de préciser le site de la lésion et sa gravité - des informations cruciales pour orienter la prise en charge thérapeutique -, il n’est pas possible à l’heure actuelle de prédire avec précision le délai d’arrêt de la pratique du sport, tant les facteurs qui entrent en jeu sont multiples ».